LES FILMS
Voici les descriptions et les bandes annonces des films programmés au Palace de Surgères.
 
En partenariat avec :
Source Commeaucinema.com
 
 
 
REC
Espagne - 2008 - 1h20 - Un film d'horreur de Paco Plaza et Jaume Balaguero avec Manuela Velasco, Ferran Terraza, ...
Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine…elle n’imagine pas à quel point !
Mourez, vous êtes filmés ! Si vous en avez assez des poncifs sur les films d’horreur, de sursauter alors que vous savez très bien que le tueur est là, juste derrière la porte, que non, l’héroïne ne devrait pas aller s’isoler à l’étage, alors Rec est fait pour vous. Les deux réalisateurs espagnols ne font pas de Rec un film d’horreur de plus, mais révolutionnent un genre qui a parfois tendance à se répéter, en nous offrant une expérience visuelle que l’on est pas prêt d’oublier. Présenté Hors Compétition à la Mostra de Venise. Prix du jury du festival ; Prix du jury jeune et Prix du public au 15ème Festival Gerardmer - Fantastic'arts 2008.
 
Bande annonce : REC
 
 
 
SEX AND THE CITY
USA - 2008 - 2h15 - Une comédie de Michael Patrick King, avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis...
Tiré d'un recueil de chroniques écrites par la journaliste Candace Bushnell, Sex and the City brosse le portrait de quatre amies new-yorkaises, trentenaires et célibataires : Carrie, journaliste tenant une rubrique dans laquelle elle dissèque les relations hommes-femmes ; Charlotte, galeriste naïve et romantique ; Miranda, avocate cérébrale et Samantha, attachée de presse nymphomane.
Plus c'est long plus c'est bon ! Six saisons de 1998 à 2004, un nombre incalculable d’histoires d’un soir, d’interrogations sexuelles et d’articles tapés clope au bec la nuit tombée. Au fil des épisodes, les hommes sont mis à nu et tout nu par le plus célèbre quatuor de New-Yorkaises libérées. Sex and the city, c’est LA série culte des femmes de 20 à 45 ans, avec du sexe sans tabous ni chichis parce que voilà, aujourd’hui, être une femme ne veut plus dire feindre la pudeur.
 
Bande annonce : SEX AND THE CITY
 
 
 
UN CŒUR SIMPLE
France - 2008 - 1h45 - Une comédie dramatique de Marion Lainé avec Sandrine Bonnaire et Marina Foïs , ...
Libre adaptation du roman éponyme de Flaubert. Félicité est une femme qui consacre sa vie aux autres. Sans abnégation, sans sacrifice mais avec l’amour immense dont elle est dotée et qu’elle offre à ceux qui ont la chance de la croiser et de la comprendre. Elle aimera successivement et avec une même intensité Théodore qui la trahira, Clémence dont l’affection lui est interdite, Victor qui va disparaître, Dieu qu’elle découvre tardivement et pour finir Loulou, un perroquet. Au centre de cet univers se tient Mathilde, sa maîtresse, la clé de voûte d’une vie qu’elle se construit avec détermination.
Une brillante adaptation du conte flaubertien. Ecrivain d’impression précurseur du naturalisme zolien, Flaubert a sans doute acquis l’intemporalité de son œuvre de par l’universalité qui s’en dégage. En tant que tel, Un cœur simple, sans doute le plus célèbre de ses contes, ne déroge pas à la règle et offre quelque chose de véritablement saisissant tant l’existence qu’il décrit puise dans les fondements intrinsèques de la nature humaine. Il faut, à cet égard, souligner l’aspect risqué de la réalisatrice Marion Laine qui a précisément choisi l’adaptation de ce conte à l’écran comme point de départ de son premier long-métrage. Un pari réussi ! C’est, en effet, avec à la fois beaucoup de fidélité au texte et au style flaubertien mais aussi de réelles trouvailles, notamment visuelles, que la caméra de Marion Laine donne à voir les différentes étapes de la vie de Félicité. Ce « cœur simple », pour reprendre le titre du conte et du film, ne fonctionne que par passions. Capable de la plus grande abnégation, Félicité porte tours à tours son affection sans bornes sur un amant, une petite fille dont elle s’occupe, son neveu, puis un perroquet, compagnon de ses derniers jours. Abandonnée, trompée ou arrachée à ces êtres chers, la jeune femme du début se muera à la fin en écorchée par la vie, portant même les stigmates de ses aventures malheureuses. Sur cet aspect, il faudra, bien sûr, louer le choix scénaristique consistant à faire apparaître physiquement ces blessures de la vie (une jambe boiteuse, une cicatrice sur le visage, une surdité) sur le corps ou le visage de Sandrine Bonnaire. « Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même » disait Flaubert. Touché.
 
Bande annonce : UN CŒUR SIMPLE
 
 
LES SEIGNEURS DE LA MER
Canada - 2008 - 1h30 - Un film documentaire de Rob Stewart.
Depuis l'enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins. Il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leurs mystères et déconstruire le mythe du requin mangeur d'hommes. Des dernières réserves du Costa-Rica jusqu'aux Îles Galapagos en passant par le Guatemala, Rob Stewart et l'équipage de l'activiste des mers Paul Watson, tentent de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias asiatiques soutenues par des gouvernements corrompus. Il y va de l'équilibre écologique de la planète... Ala fois document militant et acte d'amour, entre scènes violentes et images d'une grande beauté, Les Seigneurs De La Mer plaide pour l'urgente sauvergarde des requins.
Rob Stewart est un passionné, et ça se voit. Utilisation de statistiques en tout genre, vues sous-marine superbes, tout sert à soutenir son propos : Le requin n’est pas un animal dangereux. On recense 5 morts d’homme dues à l’attaque d’un requin par an contre 100 provoquées par un éléphant ! Les requins ont aussi tué autant d’hommes en 100 ans que les crocodiles l’année dernière. Pour en finir avec les statistiques, sachez enfin que les requins tuent autant d’hommes par an que les distributeurs de sodas.
 
Bande annonce : LES SEIGNEURS DE LA MER
 
 
 
LE MONDE DE NARNIA 2      en avant-première
USA/G.B. - 2008 - 2h15 - Un film d'aventure de Andrew Adamson avec Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell, William Moseley, ...
Dans ce nouveau chapitre adapté de la célèbre saga de C.S. Lewis « Les Chroniques de Narnia », les quatre enfants Pevensie retournent une nouvelle fois dans le fabuleux monde de Narnia, où les attendent de nouvelles aventures auxquelles même leurs précédents exploits ne les ont pas préparés... Un an après les fantastiques événements relatés dans Le Monde De Narnia - Chapitre 1 : Le Lion, La Sorcière Blanche Et L'Armoire Magique, les rois et les reines de Narnia sont de retour dans leur merveilleux royaume. Mais dans le pays magique, 1300 ans se sont écoulés… Pendant leur absence, l’Age d’or est arrivé à son terme. Narnia a été conquis par les Telmarins et se trouve à présent sous la domination du malveillant roi Miraz.Les quatre enfants font bientôt la connaissance d’un étonnant personnage : le véritable héritier du trône de Narnia, le jeune prince Caspian. Celui-ci est contraint de vivre caché parce que son oncle Miraz trame sa perte afin d’imposer son propre fils nouveau-né comme roi. Avec l’aide d’un gentil nain, d’une souris parlante nommée Ripitchip, d’un blaireau appelé Chasseur-de-Truffes et d’un Nain noir, Nikabrik, les Narniens, guidés par les puissants chevaliers Peter et Caspian, s’engagent dans une quête à la recherche d’Aslan, pour sauver Narnia de la tyrannie.
Le Prince Caspian casse la baraque ! Après avoir traversé l’Armoire Magique et affronté la Sorcière Blanche, les enfants Pevensies retournent à Narnia un an après leur retour dans notre monde. Mais à Narnia, il s’en est passé des choses, puisque ce sont 1300 années qui se sont écoulées. Et l’état des lieux n’est pas glorieux : les Telmarins, une race d’humains menée par le terrible Roi Minaz, règnent sur Narnia, les créatures fantastiques et les animaux parlant sont reclus dans les bois et ne subsistent plus que dans les mythes et les légendes. Mais l’espoir vit toujours à travers le Prince Caspian, le digne héritier du trône, qui va devoir compter sur l’aide de Peter, Edmund, Susan et Lucy pour retrouver son honneur et son pouvoir. A chaque fois qu’une adaptation de fantasy pour enfants s’offre le luxe d’un deuxième film, les promesses sont toujours les mêmes : plus sombre, plus épique. Force est de constater que le deuxième chapitre des Chroniques de Narnia les tiennent ses promesses. On était frustré par le combat final expédié dans le premier opus ? Le réalisateur nous en offre deux fois plus, et c’est plutôt réussi. L’action est mieux filmée, la caméra est plus audacieuse et ose des plans inspirés et ingénieux. Et les effets spéciaux impeccables renforcent la beauté de ces scènes. De ce côté là, rien à redire, les magiciens de WETA (Le Seigneur des Anneaux, King Kong…) ont encore fait des merveilles. Les créatures fantastiques de Narnia prennent vie sous nos yeux et on y croit. Il faut dire que la faune est ici encore très fournie. Entre les centaures, faunes, blaireaux, souris belliqueuses ou encore les minotaures, les amateurs seront servis.
 
Bande annonce : LE MONDE DE NARNIA 2
 
 
 
SPEED RACER
USA - 2008 - 2h10 - Un film d'action de Larry Wachowski et Andy Wachowski avec Susan Sarandon, John Goodman et Christina Ricci, ...
Speed Racer (Emile Hirsch) est un as du volant, un fonceur instinctif et intrépide, qui enchaîne les victoires. Né pour ce sport à haut risque, il n'y a connu qu'un seul rival : son propre frère, le légendaire Rex Racer, fauché en pleine gloire, et dont il est aujourd'hui l'héritier. Loyal à la firme de son père, Pops Racer (John Goodman), concepteur de sa puissante Mach 5, Speed a rejeté une alléchante proposition des Royalton Industries. Après s'être attiré par ce refus la haine du fanatique Royalton (Roger Allam), Speed découvre que certaines des plus grandes courses américaines sont truquées par une poignée d'hommes d'affaires, manipulant les meilleurs pilotes pour booster leurs profits. Et puisque Speed refuse de courir sous ses couleurs, Royalton veillera à ce que la Mach 5 ne remporte plus une seule course... Pour sauver l'entreprise familiale et sa carrière, Speed n'a d'autre issue que de battre Royalton à son propre jeu. Soutenu par sa famille et sa fidèle compagne Trixie (Christina Ricci), le pilote s'associe à un ancien rival, le mystérieux Racer X (Matthew Fox), pour remporter la course mythique qui coûta la vie à son frère : le terrifiant rallye "Crucible"...
Speed Racer est un film qui décoiffe, bourré de trouvailles visuelles incroyables. Les Frères Wachowski s’amusent comme des petits fous à scotcher le spectateur dans son fauteuil. Créant un univers démesuré jamais vu avec des routes aériennes, des voitures et des effets spéciaux incroyables.
Dès les vingt premières minutes, les voitures se dédoublent, virevoltent dans les airs. On se met à chercher la ceinture de sécurité dans notre fauteuil de cinéma. Le film est un non stop, où l’on perd tout sens de la gravité terrestre. N’en déplaise. Foncez voir ce film avec toute votre famille pour la simple et bonne raison qu’on prend vraiment notre pied en le regardant !
 
Bande annonce : SPEED RACER
 
JCVD
France/Belgique - 2008 - 1h36 - Un film de Mabrouk El Mechri, Avec Jean-claude Van Damme, ...
Fisc aux trousses, bataille juridique pour la garde de sa fille, carrière au point mort, moral en berne et carte bleue qui vire au rouge, Jean-claude Van Damme vient se resourcer à Bruxelles. Mais alors qu'il se rend à La Poste afin de toucher une avance sur cachet, le bureau est braqué. Pour JCVD, la journée va être très, très longue...
Entre ses déboires avec le fisc, sa bataille juridique pour la garde de sa fille et une carrière au point mort, Jean-claude Van Damme quitte la frénésie de Los Angeles pour Bruxelles, le moral en berne et la Carte Bleue qui vire au rouge. Alors qu’il pense être à l’abri de la tourmente, c’est le coup de grâce : son avocat menace de le lâcher s’il ne lui paie pas au plus vite ses honoraires. Son agent concède à lui envoyer par mandat une avance sur cachet, Van Damme se rend dans un bureau de Poste pour retirer son argent. En vain. Des coups de feu retentissent, les portes se referment derrière lui, le rideau de fer tombe : pour JCVD, la journée va être très, très longue... Quand la vie de Jean-claude Van Damme entre en collision avec la réalité... Comment être à la hauteur de la légende qu’on a bâti ? JCVD se situe au point de basculement de la vie et de son héros. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est plutôt pas mal… Loin d’être parfait certes, mais déjà culte ! En effet, à l’image de son héros, JCVD fait fuser les répliques où le plus « aware » du cinéma mondial mêle habillement autodérision et délire total. Ceux qui aiment le personnage ne pourront qu’adorer cette version grandeur nature. Quant à ceux qui l’apprécient - ou le connaissent - moins, ce film est l’occasion ou jamais de découvrir la facette la plus intéressant de ce « gymnaste de l’intelligence » !
 
Bande annonce : JCVD
 
 
 
LADY JANE
France - 2008 - 1h42 - Un film policier de Robert Guédiguian avec Ariane Ascaride, Jean-pierre Darroussin, Gérard Meylan, Frédérique Bonnal, Jacques Boudet, Yann Tregouët, ...
À l’époque où les Rolling Stones chantaient « Lady Jane », Muriel, François et René, amis d’enfance, nés dans les ruelles populaires de Marseille distribuaient des fourrures volées à toutes les ouvrières de leur quartier. Ils cessèrent leurs cambriolages après avoir tué un bijoutier dans un parking et, pour se faire oublier, ne se virent plus jusqu’au jour où le fils de Muriel est enlevé... La bande se reforme alors pour réunir l’argent de la rançon.
Après de longues années, trois amis d'enfance ayant commis un meurtre dans leur jeunesse se réunissent pour tenter de retrouver le fils d'un des leurs, enlevé par un inconnu. Le synopsis peut être alléchant. Et on s'imagine facilement ce que peut en faire Guédiguian : un film intimiste et humain.
 
Bande annonce : LADY JANE
 
 
 
JOHN JOHN
Philippines - 2008 - 1h38 - Un film dramatique de Brillante Mendoza avec Cherry Pie Picache, Eugene Domingo, Jiro Manio, Kier Alonzo...
Thelma, son mari Dado et leurs deux fils adolescents Gerald et Yuri vivent dans un quartier pauvre de Manille. Ils sont chargés par un service social local de garder des enfants abandonnés avant leur adoption officielle. Le film raconte le moment où John-John, le dernier enfant gardé par Thelma, doit être remis à ses parents adoptifs américains. A mesure que la journée passe, chaque moment avec le petit garçon de trois ans devient de plus en plus précieux.
Une histoire d’adoption émouvante mais jamais mélodramatique... Manille, les bidonvilles. Zoom sur une famille. Le père, la mère, leurs deux fils biologiques, et John-John, petit garçon de trois ans en « transit » dans cette famille qui attend d’être adopté. Recueilli dès ses premiers jours, le « métis » comme l’appelle Thelma, sa nourrice, est considéré comme le troisième fils de la famille. Or, le jour vient où John-John doit être adopté par les Stewart, une famille américaine. C’est précisément ce jour-là que Brillante Mendoza relate dans ce film. Immersion totale dans un bidonville de Manille. Le spectateur suit le cheminement de Bianca, la responsable des adoptions et découvre un monde nouveau, pauvre, certes, mais chaleureux et ensoleillé. Ambiance conviviale et familiale dans un lieu où tout le monde se connaît, se côtoie, parle de la pluie et du beau temps. Le décor, tout comme les émotions qui émanent du film sont authentiques. Une histoire d’adoption, saupoudrée d’amour et de déchirement qui n’est à aucun moment mélodramatique. La scène de fin, pourtant forte en émotions et difficile à vivre pour Thelma se charge de charme grâce à la poésie d’une situation qui tourne au comique sans être tragique.
 
Bande annonce : JOHN JOHN
 
 
 
KUNG FU PANDA      en avant-première
USA - 2008 - 1h30 - Un film d'animation de Mark Osborne et John Stevenson avec Jack Black, Jackie Chan, Dustin Hoffman, Angelina Jolie, ...
Passionné, costaud et quelque peu maladroit, Po est sans conteste le plus grand fan de Kung Fu. Serveur dans le restaurant de nouilles de son père, son habileté reste encore à prouver. Élu pour accomplir une ancienne prophétie, le rêve de Po devient réalité lorsqu’il rejoint le monde du Kung Fu pour apprendre les arts martiaux auprès de ses idoles, les légendaires Cinq Cyclones : Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe, sous les ordres de leur professeur et entraîneur, Maître Shifu. Mais Taï Lung, le léopard des neiges fourbe et animé d’un désir de vengeance, approche à grands pas et c’est Po qui sera chargé de défendre la vallée face à cette menace grandissante. Son rêve de devenir maître de Kung Fu se transformera-t-il en réalité ? Po met du coeur – et du corps - à l’ouvrage et le héros improbable découvrira finalement que sa plus grande faiblesse est en fait sa plus grande force.
Un film d’animation plutôt bien foutu et pas ennuyeux pour un sou, l’histoire d’un panda obèse, légèrement neu neu, flanqué d’une personnalité vocale génialement déjantée et chargé d’apprendre tous les secrets du Kung Fu afin de sauver son village. Assimiler tout le répertoire de Bruce Lee en 24 heures ? Trop facile quand on a un renard aux allures de Gizmo pour vous coacher. Bref, scotchez vos gamins devant le drôlatique Kung Fu Panda, posez-vous à côté et laissez-vous aller à la zenitude de ce film superbement réalisé (une très belle palette graphique associée à une animation plus que fluide) aux dialogues fendards.
 
Bande annonce : KUNG FU PANDA
 
 
 
WINX CLUB
Italie - 2008 - 1h25 - Un film d'animation de Iginio Straffi.
Tout le monde croit connaître Bloom, l’adorable fée de la flamme du Dragon, et pourtant, elle s’apprête à révéler un incroyable secret... Avec ses amies Flora, Stella, Layla, Musa et Tecna, Bloom doit à tout prix intervenir pour sauver la Dimension Magique de la mystérieuse force qui la menace. Qui envoie des sortilèges et des créatures effrayantes à l’assaut du pays des fées ? Quel rapport avec l’identité inconnue des vrais parents de Bloom ? Qui pourra trouver le dernier roi de Domino ? Bloom et ses amies vont devoir découvrir les réponses à toutes ces questions avant qu’il ne soit trop tard. Le destin de la Dimension Magique est en jeu. La plus grande aventure des Winx commence...
Sans grand hasard, les plus petits seront enchantés par cette fresque imaginaire, et les plus adultes, chatoyés par l’univers coloré. Cosmos enluminé et vivifiant développé par le créateur de ces magnifiques nymphes. L’italien Iginio Straffi reprenant subtilement l’ensemble des ingrédients ayant fait le succès de sa série déferlante, imaginée 4 ans plus tôt avec le culot et le talent stylistique qu’on lui reconnaît.
 
Bande annonce : WINX CLUB
 
 
 
LA PERSONNE AUX DEUX PERSONNES
France - 2008 - 1h27 - Une comédie de Bruno Lavaine et Nicolas Charlet avec Daniel Auteuil, Alain Chabat et Marina Foïs, ...
C'est l'histoire de Gilles Gabriel, ex-star de la chanson des années 80, qui meurt dans un accident de voiture causé par Jean-Christian Ranu, un petit employé coincé de la COGIP, une grande entreprise de la Défense. Mais Gilles Gabriel n'est pas totalement mort : son esprit a en fait atterri dans la tête de Jean Christian qui ne comprend pas bien qui lui parle tout d'un coup. Quant à Gilles qui conserve toute sa fougue, il n'a pas le contrôle des mouvements de son hôte. Gilles et Jean-Christian passent par tous les états avant de se rendre à l'évidence : il va falloir faire avec, à deux dans la même personne, malgré leurs personnalités opposées. Condamnés à une extrême promiscuité, ils vont s'apprivoiser, s'épanouir et se surprendre.
Gilles Gabriel ? Ah oui vous parlez sûrement de ce chanteur des années 1980 qui a effectué son comeback cette année avec son tube « Flou de Toi ». Le clip est devenu incontournable sur le net et il paraît que la coupe mulet revient à la mode grâce à lui (les mauvaises langues parlent de la tecktonik). Malheureusement pour lui, le chanteur décède au volant de sa voiture alors qu’il renverse un passant. Ce dernier n’est autre que Daniel Auteuil, dans la peau d’un comptable looser. Mais Gilles Gabriel n’est pas totalement mort, son âme se retrouve enfermée dans la tête d’Auteuil, qui se retrouve contrait à vivre au quotidien avec la voix du chanteur. Une situation pas facile tous les jours, quand on doit affronter le monde impitoyable des grosses entreprises, personnifié par une Marina Foïs frigide et excellente. Et les réalisateurs, Nicolas & Bruno, ne sont pas des novices dans ce domaine là, puisqu’on leur doit déjà la série « Messages à Caractère Informatif » vue sur Canal+, et ils s’éclatent une nouvelle fois à en souligner les coulisses avec un humour corrosif, derrière lequel se cache une critique discrète de cet univers particulier. Le concept de la voix qui accompagne la vie de Daniel Auteuil est propice aux délires cocasses et aux scènes hilarantes (les toilettes…). Daniel Auteuil, au cœur du film, porte le film sur ses épaules désormais solides, et surprend dans le rôle de ce pathétique comptable qui va se redécouvrir grâce à la voix d’Alain Chabat. Ce dernier, qu’on ne voit que quelques minutes, arrive à marquer de sa présence en jouant uniquement de ses cordes vocales. Il faut dire qu’il s’est rattrapé à coups de clips vidéos et buzz médiatiques.
 
Bande annonce : LA PERSONNE AUX DEUX PERSONNES
 
 
 
LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL
USA - 2008 - 2h - Un film dramatique de Marc Forster avec Shaun Toub, Saïd Taghmaoui et Khalid Abdalla, ...
Dans un pays déchiré qui s'apprête à entrer en guerre, Amir et Hassan, deux enfants amis depuis toujours, vont bientôt être séparés... 1979. Cet après-midi-là, à Kaboul, la ville tout entière est à la fête car ses habitants vivent au rythme du traditionnel concours de cerfs-volants. Malgré la victoire d'Amir et Hassan, l'amitié des deux garçons ne résiste pas à la trahison de l'un envers l'autre. Lorsque les Soviétiques envahissent l'Afghanistan, Amir et son père quittent le pays pour les Etats-Unis. Vingt ans plus tard, Amir revient à Kaboul, désormais sous la chape de plomb du régime des Talibans. Sans se soucier du danger, il affronte enfin le secret qui le hante depuis son enfance dans l'espoir de se racheter...
Amir, écrivain afghan, vit depuis 20 ans en Amérique. Un appel téléphonique, le pousse à retourner à Kaboul alors aux mains des Talibans pour sauver le fils de son ami d’enfance. Le long voyage au cœur de ces lieux chargés de souvenirs l’oblige à affronter ses erreurs de jeunesse et sa culpabilité.
En suivant les traces de cet homme au passé douloureux, l’histoire d’un pays au destin tourmenté se dessine. Malgré quelques libertés avec le livre Les cerfs-volants de Kaboul, le réalisateur Marc Forster (A L'Ombre De La Haine) restitue avec justesse l’ambiance du best-seller éponyme. Grace à des images remarquables et des décors saisissants, Kaboul devient le protagoniste principal de ce drame, un personnage complexe aux multiples visages : Kaboul hippy des seventies, Kaboul occupé soviétique, Kaboul oppressant et oppressé des Talibans.
Néanmoins, trop attaché à montrer de belles prises de vue, le réalisateur fait passer l’histoire même du long-métrage, l’amitié entre Amir et Hassan, au second plan. Un début quelque peu laborieux empêche de s’intéresser pleinement aux péripéties des deux garçonnets. Manquant de cette simplicité inhérente au monde de l’enfance, il faut alors attendre des événements forts (la fuite de Kaboul) pour plonger véritablement dans les aventures du jeune afghan. Et c’est à l’âge adulte, avec ses doutes, ses remords et sa recherche de rédemption qu’Amir parvient à nous toucher. Ce faisant presque thriller, on suit dès-lors avec intérêt le retour du jeune homme dans son pays natal à la recherche de cet enfant, clé de son pardon. Véritable voyage dans la culture Afghane, il nous reste à la fin du film une succession d’images et d’impressions diverses : le sourire de deux garçons, un souk bondé, des panoramas dépaysants, une empathie pour ce peuple malmené, des maisons en ruine et bien sûr le souvenir d’une compétition de cerfs-volants des plus palpitantes.
 
Bande annonce : LES CERFS VOLANTS DE KABOUL
 
 
LES CHRONIQUES DE SPIDERWICK
USA - 2008 - 1h36 - Un film fantastique de Mark Waters avec Freddie Highmore, Mary-louise Parker, Nick Nolte, Joan Plowright, David Strathairn, Seth Rogen, Martin Short, ...
Après son divorce, Helen Grace a dû quitter New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans l’ancienne résidence de son grand-oncle, l’éminent naturaliste Arthur Spiderwick. Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée, un rien sinistre, où les trois enfants ne tardent pas à faire d’étranges rencontres. Après avoir mis à jour la cachette d’un espiègle farfadet, Jared découvre au grenier un somptueux ouvrage, rédigé par Arthur Spiderwick et orné d’illustrations d’animaux fantastiques de toutes espèces : Le Guide Arthur Spiderwick du monde merveilleux qui vous entoure. Bravant les avertissements solennels de son ancêtre, Jared ouvre le précieux livre, qui lui dévoile un univers merveilleux, peuplé de gobelins, de fées, de trolls, de sylphes délicats, d’oiseaux exotiques et de porcins voraces. Mais un ogre maléfique du nom de Mulgarath hante aussi ce Monde Invisible qu’il souhaite contrôler. Pour cela, il doit s’emparer du Guide. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, le rusé Mulgarath tend un piège diabolique aux trois enfants, puis se lance avec sa meute hurlante à l’assaut de la Résidence...
Invitation au fantastique à ne pas refuser ! Le succès du petit sorcier à lunettes et des hobbits aux pieds poilus a fait bien des émules ces dernières années, le plus souvent de piètre qualité à l'image des Eragon et autres Les Portes Du Temps. Le dernier opus fantasy lancé par Hollywood, Les Chroniques de Spiderwick, se classe étonnamment dans la catégories des franches réussites. Adapté des romans de Tony DeTerlizzi et Holly Black, le film de Mark Waters suit les aventures des jumeaux Jared et Simon, ainsi que de leur soeur Mallory, alors qu'ils emménagent avec leur mère dans une vieille bâtisse ayant appartenue à leur grand-oncle Arthur Spiderwick. Ils ne tardent pas à y faire d'étranges rencontres dont la source semble se trouver dans la découverte d'un mystérieux grimoire. Peuplé de créatures fantastiques et féeriques, ce long-métrage se révèle être un excellent divertissement pour toute la famille. Mené par la performance du jeune Freddie Highmore, qui interprète ici deux rôles dans la peau des jumeaux, le spectateur se laisse entraîner avec plaisir dans un conte aux multiples qualités. Le design des créatures, confié aux professionnels d'ILM et de Tipett Studios à qui l'on doit déjà les dinosaures de Jurassic Park, est très réussi, mêlant les éléments réels de la nature avec une touche de fantastique gluant. Les effets visuels nous réservent d'ailleurs de très belles scènes, à l'image du vol à dos de griffon, qui n'a rien à envier à Harry Potter.
 
Bande annonce : LES CHRONIQUES DE SPIDERWICK
 
 
SEULS TWO
France - 2008 - 1h35 - Une comédie de et avec Eric Judor et Ramzy Bédia ainsi que Elodie Bouchez, Omar Sy, Fred Testot, Olivier Marchal, ...
Eric est un policier un peu obtus et pas très, très gradé. Il a une femme dans sa vie : Juliette, qu’il doit épouser dans quelques jours. Et un homme : Ramzy, esthète de la cambriole, son ennemi juré, qu’il cherche à mettre sous les verrous. Au cours d’une énième poursuite dans Paris, alors que Ramzy réussit une fois de plus à prendre la fuite, Eric réalise que les rues sont désertes : les gens se sont volatilisés, il est seul au monde. Ou presque. Tandis qu’Eric pleure sa Juliette disparue, évaporée, Razmy refait surface au volant d’une formule 1 lancée à plus de 400 km/h sur les quais de Seine : lui aussi, il a survécu. Voici donc Eric et Ramzy en tête-à-tête. Mais la ville a beau s’être vidée de sa population, elle n’est pas assez grande pour eux deux : Eric a le sens du devoir et ne connaîtra de repos qu’une fois Ramzy derrière les barreaux...
Un super délire certifié 100% Eric et Ramzy ! Eric et Ramzy et le cinéma, c’est un peu « je t’aime, moi non plus ». Après une réussite (La Tour Montparnasse Infernale) et quelques plus discrets, les deux comiques ont décidé de prendre les choses en main et de réaliser leur propre film, Seuls Two. Le résultat : une comédie populaire se situant dans un Paris complètement vide et plutôt impressionnant. Les personnages nous sont présentés dans une scène d’ouverture tonitruante, des rôles plus fouillés qu’à l’accoutumée et qui permettent aux deux comparses d’exprimer pleinement leurs potentiels. On n’échappe pas à l’accent chinois d’Eric ou ses américanismes, en revanche, on se surprend à s’attacher aux personnages du chat et de la souris. Enfin un film qui leur ressemble, serait-on tenté de dire. On y trouve de l’absurde, des jeux de mots pourris, des gros bides, de la bonne funk et quelques rêves de gamins (conduire une formule 1 en plein Paris ou fouler la pelouse du Stade de France), car ce film, c’est Eric & Ramzy tout craché. Ensuite, on adhère ou non, mais Seuls Two constitue une suite logique à La Tour Montparnasse Infernale. Eric et Ramzy ont su créer un univers comico-fantastique assez particulier et font de leur Seuls Two un film populaire bien sympa. On est content de les retrouver en pleine forme !
 
Bande annonce : SEULS TWO
 
 
G.A.L.
France/Espagne - 2008 - 1h45 - Un film policier de Miguel Courtois avec José Garcia, Natalia Verbeke, ...
Espagne, années 80 : le pays est meurtri quotidiennement par les attentats de l’ETA, mouvement séparatiste basque, auxquels répond la violence du GAL, Groupe Antiterroriste de Libération. Manuel Mallo et Marta Castillo, journalistes d’un quotidien national, sont contactés par une taupe qui dit pouvoir leur apporter la preuve des liens unissant le GAL à de hauts responsables du gouvernement espagnol. De quoi provoquer le scandale du siècle, à condition d’être prêt à risquer sa vie pour l’info...
L’ère tumultueuse des années 70-80 est décidément très à la mode au cinéma ces derniers temps. Après Romanzo Criminale, Buongiorno Notte, Le Dernier Gang et en attendant Mesrine, c’est le terrorisme basque qui est cette fois-ci évoqué dans G.A.L de Miguel Courtois. Le réalisateur franco-espagnol revient sur une sombre affaire politico-judiciaire qui a agité l’Espagne au milieu des années 80. Contactés par un indic anonyme, deux journalistes zélés, Manuel Mallo (José Garcia) et Marta Castillo (Natalia Verbeke), enquêtent sur l’implication de policiers français et espagnols dans des règlements de compte sommaires à l’encontre de suspects de l’ETA. Le groupe, nommé G.A.L (Groupe Antiterroriste de Libération), serait directement dirigé par des pontes du gouvernement et du Ministère de l’Intérieur, mais la loi de l’omerta reste de mise. Pressions politiques, liberté de la presse, menaces de morts, tous les ingrédients d’un bon thriller sont réunis dans ce Watergate ibérique. Adoptant l’esthétique de l’époque (dans la lignée des polars des années 70 tels que Le Juge Fayard d’Yves Boisset ou Les Hommes Du Président d’Alan J. Pakula dont G.A.L fait ouvertement référence), le film suit le parcours du combattant des deux journalistes pour faire éclater la vérité. Après El Lobo, déjà sur l’ETA (avec Eduardo Noriega et Patrick Bruel) et un documentaire sur les attentats du 11 mars 2004, Miguel Courtois poursuit son exploration de la tumultueuse histoire espagnole. Il signe ici un long métrage particulièrement haletant.
 
Bande annonce : G.A.L.
 
 
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